Les grandes spécialités salées : générosité des terroirs yvelinois
Le coq au vin de Chevreuse : une préparation ancestrale
Ce plat remonte au Moyen Âge, et reste un symbole de la vallée de Chevreuse. Le coq, longtemps réservé aux grandes occasions, était mariné et mijoté avec du vin rouge local, des champignons, des carottes et des lardons, puis accompagné de pommes de terre ou de navets. Selon les familles, l’ajout de cèpes cueillis dans les forêts du département faisait partie des secrets de la recette.
Astuce : Pour une version authentique, privilégier les volailles élevées à Boinville-le-Gaillard ou au Mesnil-Saint-Denis.
(Source : chevreuse.fr)
L’agneau de pré-salé de la plaine de Versailles
Bien que l’agneau de pré-salé soit aujourd’hui associé au Mont-Saint-Michel, la plaine de Versailles abritait elle aussi, jusqu’au début 20e siècle, des troupeaux profitant de prés humides et salés. Cette viande tendre faisait la fierté de la région, notamment rôtie ou mijotée avec des herbes locales, pommes de terre nouvelles et haricots nains de Montesson. Quelques éleveurs perpétuent cette tradition, soucieuse d’authenticité.
La matelote de Seine
À une époque où la Seine abondait en poissons, la matelote était un plat de choix. Ce ragoût de poissons de rivière (anguille, sandre, brochet) était cuisiné au vin blanc, agrémenté d’oignons, de champignons et de lardons. Symbole de convivialité, il se dégustait dans les auberges de Bougival, Meulan ou Mantes, arrosé d’un verre de vin blanc d’Aigremont ou de Mareil-sur-Mauldre, vignobles phares de l’époque.
(Source : Dictionnaire historique de la gastronomie française)
La fameuse pompe d’Issou
Titre intrigant, saveurs uniques ! Cette spécialité rustique ressemble à une tourte, garnie d’échalotes, d’œufs et de crème. Les fermiers l’appréciaient lors des vendanges, car elle se transportait aisément et rassasiait les appétits d’automne. Certaines boulangeries du Mantois en proposent encore à l’occasion des fêtes locales.